30.10.2011

le combat pour la vie

31.08.2011

Mon fils a un an aujourd'hui

Mon fils a un an aujourd’hui

 

Continuer à écrire depuis la naissance de mon fils le 31 Août 2010 est devenu un défi tant il a rempli ma vie depuis son arrivée.

Continuer à méditer sans ses yeux est devenu aussi un défi encore plus difficile tant ses yeux communiquent  avec mon âme et dialoguent avec mon for intérieur.

Continuer à vivre selon des paramètres qui changent avec ses sourires est devenu aussi un défi tant le vocabulaire de l’humain adulte reste orphelin face à la pureté que lesdits sourires inspirent et imposent.

Mais voilà, Daron Frédérick a un aujourd’hui et je ne peux imaginer rester muet avec cette envie grimpante et cette tentation de transmettre mes sentiments avec ces mots.

L’envie est là mais le voir en face de moi avec ce sourire assome le vocabulaire et laisse aller mes mots dans une liberté que rien ne peut arrêter…

Car Daron Frédérick est cette lumière dans les jours où le quotidien, avec ces ennuis néfastes et puérils, vous envahit et vous fait oublier que la vie est une continuité incessante telle une rivière qui coule dans toutes les directions et que rien ne peut arrêter même la mort avec toute sa renommée de puissance.

Je peux écrire, sans me leurrer, que le sourire de Daron Frédérick reste depuis sa naissance mon meilleur outil de travail et avoir Daron Frédérick dans ma vie constitue le seul voire l’unique succès de tous les “business plans” à tous les niveaux.

Je peux aussi écrire, sans exagérer, que les larmes de Daron Frédérick représentent l’indignation humaine symbolique face à toutes les comédies inventées par les “adultes” pour mieux survivre et cohabiter..

Bon anniversaire mon fils…que tes jours s’épanouissent comme les aubes du mois de Mai et que tes sourires envahissent les coeurs de tous les humains avec qui tu vas faire connaissance…

Merci mon fils d’être parmi nous et que tes désirs soient toujours balancés par la pureté libre de tes sentiments…

Laisse toi toujours transporter par les vents et que les vagues de ta vie renaissent toujours par les rayons de soleil soufflés par tes désirs…

N’aie pas peur de rêver car tes rêves représentent le seul horizon sans frontières…avance avec des pas engloutis par la perséverance et que le sourire guide tes décisions…

 

 

28.08.2011

la maladie et la mort

Une nouvelle tombée comme un coup de minuit pour me rappeller que la maladie et la mort sont les deux voisines les plus intimes de la vie ou vice-versa.

L'idée de la justice dans la vie s'est encore une fois illustrée comme une illusion menant le bateau de la réalité vers des bords beaucoup plus concrets.

Tous les plans, toutes les attentes, tous les rêves se sont effondrés en l'espace de quelques paroles prononcées par quelques humains vêtus en blanc et le verdict est fondé sur la base de leurs connaissances de la "science".

mais alors que vaut la vie dans ce cas? les moments passés à rêver d'un futur meilleur ou d'un futur tout court ne sont que des mirages ou au mieux des espoirs....un mot particulièrement dangereux surtout quand l'affrontement est direct...

des années passées à se battre contre ou pour je ne sais qui ou quoi...des rêves portés par des livres, par des pensées, par des lignes noircies pour blanchir quelques instants...

mais que faire? renaître toujours et vivre pour toujours mieux renaître....ecrire pour vaincre ou pour se convaincre? cette dame si souriante, si joyeuse quand elle empoignait la vie pour se marier avec ce qu'aucuns appellent le destin..

elle croyait toujours à cette force supra-naturelle et toutes ses représentations, elle priait tout le temps en regardant la vie droit dans les yeux...

elle aimait vivre tout simplement mais quand le même destin vous condamne à vivre dans un pays où la guerre est devenue folklore et où vivre est devenu un luxe, on ne dispose point des mêmes moyens mais on dispose de rêves plus amples et plus libres que les horizons maritimes.

mais cette même dame y tenait et elle y tenait bon même si elle était transportée vers d'autres coins de ce même pays, sa joie de vivre lui a toujours donné l'espoir de survie.

elle a fondé une famille (comme on dit dans le jargon accepté), elle a vu ses deux enfants grandir par la lueur de ses larmes et le folklore de ce pays a transporté ses deux enfants vers d'autres horizons où l'illusion se cache mieux derrière la chaleur du désert.

elle voulait continuer, elle voulait cueillir, elle voulait récolter mais la maladie a frappé tel un éclair dans les ténèbres du plaisir....

Ses yeux joyeux ont été soudain envahis par du liquide et son coeur commenca à pleurer...je l'imagine maintenant en train de repasser tous les moments de sa vie seule ou avec sa famille et ses proches...je l'imagine en train d'écrire avec ses larmes la brutalité de sa colère mais je l'imagine aussi en train de prier profondément très profondément pour que la fraicheur des cimes la transporte loin très loin de la réalité des blouses blanches...

je l'imagine car j'ai peur de la voir et la richesse (au moins l'illusion de cette richesse) de mes mots se trouverait assomée par la pureté de ses yeux humides....

j'ai toujours dit que la vie est plus puissante que la mort mais j'ai toujours eu peur de regarder la mort dans les yeux afin de ne pas m'éblouir...

cette dame est ma tante et ce pays est le Liban....